Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

                                                                     aux élu-e-s socialistes et républicain-e-s
Chères amies, chers amis,

Nous avons le plaisir de vous informer que Benoît HAMON, notre candidat à l'élection présidentielle, organise VENDREDI 7 AVRIL, à 14h30, à Château-Chinon (58), une rencontre des élus et des citoyens autour de l'enjeu de la République des territoires.

Votre participation à cette rencontre est donc attendue et importante.

Vous trouverez, à la suite de ce message, la communication que vous adresse Benoît HAMON, que nous vous invitons à relayer le plus largement possible dans votre entourage.

POUR VOUS INSCRIRE, pour l'avenir de nos territoires, pour faire battre le coeur de la France, RENDEZ-VOUS ICI et retrouvons-nous tous ensemble le 7 avril, fiers d'être élus et socialistes, munis de notre écharpe tricolore. 

Francis LEC
Président de l'UDESR de la Somme

Nicolas SORET
Directeur général de la Maison des Elu-e-s

Chères amies, chers amis,

Notre pays fait face à des défis d’une ampleur inédite. Les inégalités entre les territoires reflètent ces fractures françaises, que notre pays n’a pas su affronter à bras-le-corps. Pour l’avenir, il serait irresponsable d’y répondre par les vieilles recettes libérales et conservatrices qui ont révélé leur brutale inefficacité. Pour nos territoires, l’austérité est l’ennemi de l’égalité. C’est pourquoi la gauche propose une option forte aux Français, celle d’une République bienveillante et d’une démocratie renouvelée.

Je sais que ce futur désirable ne pourra jamais se construire sans vous. C’est au coeur de nos territoires que naissent et se développent les solutions de demain. C’est donc avec les collectivités locales qui maillent nos territoires, et avec vous, leurs élus, qui symbolisez l’engagement du quotidien, que nous voulons avancer.

Alors que nous venons de fêter les 35 ans de la première loi Defferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, il semble que les acquis de la décentralisation soient de plus en plus remis en cause. A l’heure où la défiance des citoyens et le besoin de proximité n’ont jamais été aussi forts, nous devons reprendre avec la plus grande détermination le mouvement historique de la décentralisation. Je crois comme Tocqueville que « la décentralisation a une portée civique puisqu’elle multiplie les occasions pour les citoyens de s’intéresser aux affaires publiques ».

Mon programme vise à renouer avec l’esprit vigoureux et bâtisseur de la décentralisation.

Renouer avec l’esprit de la décentralisation, c’est avant tout respecter la libre administration des collectivités territoriales. Je parle ici d’une liberté réelle. Quelle liberté pour les collectivités si les dotations ne cessent de baisser ? Réduire les moyens des collectivités, ce n’est rien d’autre que de contribuer à la disparition des services publics locaux. C’est finalement faire reculer la République dans des territoires où l’appauvrissement et l’exclusion créent du ressentiment et de la colère. Je m’engage donc devant vous à ce que les dotations aux collectivités territoriales ne baissent plus et qu’aucune dépense supplémentaire ne soit demandée sans ressources nouvelles.

Renouer avec l’esprit de la décentralisation, c’est offrir aux collectivités de la stabilité. Sans stabilité, les collectivités n’ont pas de visibilité pour mener à bien leurs projets et investir. Il n’y aura donc pas de remise en cause des départements. Il n’y aura pas de suppression autoritaire des communes, qui pourront toujours recourir sur la base du volontariat au dispositif des « communes nouvelles », ni refonte de la carte intercommunale.

Avant la fin de l’année 2017, j’organiserai une conférence des territoires qui réunira l’État et les collectivités. Cette conférence définira un cadre financier pour le quinquennat, décliné chaque année par une loi de financement des collectivités. Le renforcement des dispositifs de soutien à l’investissement sera nécessaire, comme l’aboutissement tant annoncé de la réforme de la DGF, qui devra prendre en compte les ressources de chacun, mais aussi la réalité des charges. La stabilité et la visibilité ne seront donc pas seulement institutionnelles, mais également financières.

Si je refuse de brandir le slogan « zéro norme nouvelle », qui serait non seulement un mensonge, mais aussi un danger, car rien ne nous dit que de nouvelles normes ne pourraient être nécessaires à l’avenir pour assurer l’égalité, je m’engage à associer les collectivités à leur élaboration, notamment dans le cadre des avant-projets de loi.

Renouer avec l’esprit de la décentralisation, c’est aussi maintenir le statut de la fonction publique territoriale, sans que cela soit incompatible avec sa modernisation dans le cadre du nécessaire dialogue social. C’est pourquoi je suis favorable à ce que les employeurs locaux soient non plus consultés, mais associés aux négociations nationales qui ont un impact sur la fonction publique territoriale.

Je place l’égalité des territoires et de leurs habitants au fondement de la promesse républicaine. Dans ce but, j’instaurerai une garantie service public universelle, qui assurera la présence d’un socle de services publics à moins de trente minutes dans chaque bassin de vie. Ce « bouclier » est vital pour lutter contre l’abandon réel ou ressenti par nos concitoyens. La lutte contre les déserts médicaux ne peut plus attendre et doit changer de braquet. J’accélèrerai les investissements dans le très haut débit fixe et mobile, dont le déploiement est engagé avec trop de lenteur des opérateurs et de dispersion des efforts publics. Je créerai un fonds unique dédié à la revitalisation des centres-bourgs et des centres-villes. Je consoliderai avec les Conseils régionaux le maillage du réseau ferroviaire. Le futur désirable, je le vois dans la modernisation de nos villes et les nouvelles ruralités.

Enfin, j’assurerai l’égalité de l’accès aux services publics dans les outre-mer et je doterai ces territoires d’un fonds pour l’égalité réelle outre-mer de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans, principalement affecté à la construction d’infrastructures structurantes, en fonction des priorités définies par les plans de convergence de chaque territoire. Les mouvements sociaux actuellement en cours en Guyane doivent nous interpeller : nous ne pouvons plus tolérer les inégalités profondes et persistantes qui frappent les outre-mer.

Renouer avec l’esprit de la décentralisation c’est donc créer les conditions qui facilitent l’action et l’initiative locales. C’est donner aux collectivités les moyens de leurs ambitions. C’est donner aux citoyens les moyens de participer à l’invention des politiques locales. C’est faire confiance aux Français et à leurs élus pour bâtir les villes et les villages du futur.

 

Tag(s) : #FNESR, #Présidentielles 2017

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :